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  L'ouragan de catégorie 1 s'abat sur Haïti avec des pluies diluviennes et des vents de 150 km/h avant de poursuivre sa route vers la Jamaïque et Cuba. Au moins cinq personnes ont été tuées. 

La tempête tropicale Gustav, qui a fait au moins 59 morts en Haïti et en République dominicaine, se rapprochait  des côtes de la Jamaïque et menaçait de se transformer à nouveau en ouragan.

Le discours d'investiture de Barack Obama a été suivi par 38 millions de téléspectateurs américains

Democratic presidential candidate, Sen. Barack Obama, D-Ill., ...Le discours d'investiture de Barack Obama jeudi soir a été suivi par 38,4 millions de téléspectateurs américains, a annoncé samedi l'institut Nielsen. Le sénateur de l'Illinois bat ainsi à plate couture John Kerry (24,4 mio) et George W.Bush (27,6 mio) en 2004 ainsi qu'Al Gore (21,8 mio en 2000). Le score d'Obama dépasse l'audience de l'ouverture de JO de Pékin, mais reste derrière celle de la finale du football américain, le Superbowl (40 mio). John McCain tiendra son discours d'investiture le 4 septembre, au terme de la convention républicaine qui s'ouvrira lundi dans le Minnesota (nord).

Barack Obama's audience for his acceptance speech likely topped 40 million people, and the Democratic gathering that nominated him was a more popular television event than any other political convention in history.

More people watched Obama speak from a packed stadium in Denver on Thursday than watched the Olympics opening ceremony in Beijing, the final "American Idol" or the Academy Awards this year, Nielsen Media Research said Friday. (Four playoff football games, including the Super Bowl between the Giants and Patriots, were seen by more than 40 million people.)

His TV audience nearly doubled the amount of people who watched John Kerry accept the Democratic nomination to run against President Bush four years ago. Kerry's speech was seen by a little more than 20 million people; Bush's acceptance speech to GOP delegates had 27.6 million viewers.

Through four days, the Democratic convention was seen in an average of 22.5 million households. No other convention - Republican or Democratic - had been seen in as many homes since Nielsen began keeping these records for the Kennedy-Nixon campaign in 1960. There weren't enough television sets in American homes to have possibly beaten this record in years before that.

The convention that comes closest in interest was the 1976 Republican gathering, which averaged 21.9 million homes. That was the year President Gerald Ford fought off a challenge for the nomination from future President Ronald Reagan. For Democrats, the closest came during the 1980 convention where Sen. Edward Kennedy challenged President Jimmy Carter for the nomination.

This year's nomination fight was another epic battle, between Obama and Hillary Rodham Clinton. Even though it was decided before the convention, viewers apparently were drawn to the historic nature of the first black man nominated as a major party presidential candidate.

Nielsen said that 38.4 million people watched Obama's speech as it was carried live by 10 commercial networks: ABC, CBS, NBC, CNN, Fox News Channel, MSNBC, BET, TV One, Univision and Telemundo.

PBS also televised the speech, but didn't pay Nielsen for a count of its national viewership. Based on a sample of several large cities, PBS estimated that an additional 4 million people saw the speech on its network. C-SPAN, which also televised the speech, has no estimate of its audience.

Obama's speech was the fifth-highest-rated, non-sports event watched by blacks in the last 11 years. A 30th anniversary Michael Jackson special on CBS in 2001 was on top.

The acceptance speech was a particular triumph for CNN, which clearly beat the three big broadcasters head-to-head on a news event for the first time ever. An estimated 8.1 million people watched on CNN Thursday.

In general, audience estimates for the convention show the dramatically waning influence of ABC, CBS and NBC in coverage for these events. The three big broadcasters aired only one hour of convention coverage each night, and it seemed a particular handicap on Thursday as its cable competition was able to show the buildup to Obama's speech.

ABC was the second-most network for Obama-watchers, with 6.6 million. NBC had 6.1 million, CBS 4.7 million, Fox News Channel 4.2 million and MSNBC 4.1 million.

The Republican convention begins Monday in St. Paul, Minn. Republican candidate John McCain sought to take away some of the attention from his rival on Friday by selecting Alaska Gov. Sarah Palin as his running mate.

 


A Denver, Hillary Clinton prône l'unité derrière Barack Obama

 U.S. Senator Hillary Clinton (D-NY) waves from the stage, as ... Hillary Clinton, accueillie par une longue ovation à la convention de Denver, a lancé mardi soir un vibrant appel à l'unité des démocrates, en promettant de travailler pour Barack Obama et en demandant à ses propres partisans d'oublier rancunes et divergences pour se ranger derrière la candidature de celui-ci à la Maison blanche.

Se disant "fière Américaine et fière supporteur de Barack Obama", elle a estimé que "Que vous ayez voté pour moi ou voté pour Barack, le moment est venu maintenant de se rassembler au sein d'un parti uni, derrière un seul objectif".

Tressant des lauriers au sénateur métis, elle a estimé que les démocrates ne pouvaient pas rester sur la touche et permettre au candidat des républicains, John McCain, de conquérir la Maison blanche et de "gaspiller la promesse faite à notre pays".

"No way, no how, no McCain!", a lancé la sénatrice de New York. "Barack Obama est mon candidat et il doit être notre président!", a-t-elle martelé devant une foule conquise et enthousiaste, qui agitait de petits panonceaux blancs "Hillary".

"Lorsque Barack Obama sera à la Maison blanche, il revitalisera notre économie, défendra les travailleurs américains et relèvera les défis internationaux de notre époque", a continué l'ex-Première dame des Etats-Unis, âgée de 60 ans, qui portait un tailleur orange.

Son mari, l'ex-président Bill Clinton, assistait dans la salle à son discours. A un moment donné, ses yeux se sont embués et il a prononcé à voix basse: "Je t'aime". L'ancien président doit intervenir ce mercredi à la convention, le même jour que Joe Biden, colistier de Barack Obama.

Obama, lui, a assisté au discours de son ancienne adversaire à Billings, dans le Montana. "C'était un discours fort", a-t-il dit ensuite.

Hillary Clinton, qui a été battue de relativement peu aux primaires par Barack Obama, intervenait au deuxième jour de la convention démocrate. Après projection d'une vidéo rappelant son parcours, Hillary Clinton a été présentée à la tribune par sa fille, Chelsea.

Après avoir fait l'éloge de Barack Obama, Hillary Clinton a accumulé les critiques contre McCain, bien qu'elle l'appelle "mon collègue et mon ami".

WARNER APPELLE A TRANSCENDER LES PARTIS

"Mais nous n'avons pas besoin de quatre années de plus, après les huit dernières années (républicaines)", a-t-elle dit en liant McCain à la politique menée sous les deux mandats de George Bush.

"John McCain dit que l'économie est saine sur le fond. John McCain ne pense pas que 47 millions de personnes sans assurance de santé, ce soit une crise. John McCain veut privatiser la sécurité sociale. Et en 2008, il continue de juger normal que les femmes ne gagnent pas autant (que les hommes) à travail égal", a dit Clinton.

"Avec un programme comme ça, il est normal que George Bush et John McCain se retrouvent la semaine prochaine dans les villes jumelles (St Paul et Minneapolis, où aura lieu la convention républicaine)", a-t-elle continué.

Les interventions de cette deuxième journée de la convention ont été centrées sur l'économie et les orateurs ont loué les projets d'Obama d'aider les foyers défavorisés et ceux de la classe moyenne confronté au ralentissement de l'économie américaine.

L'orateur introductif de cette journée, qui a rempli le rôle qui avait propulsé Obama vers la célébrité politique à la convention démocrate de Boston en 2004, a été l'ex-gouverneur de Virginie Mark Warner.

"En ce moment crucial de notre histoire, nous n'avons pas le droit à l'erreur", a souligné Warner, un modéré qui l'a emporté dans des zones traditionnellement républicaines. Selon lui, Obama et les démocrates devront, s'ils veulent réussir, aller au-delà des intérêts partisans.

"Il nous faut des dirigeants qui considèrent que l'intérêt commun est sacré", a-t-il dit. "Il nous faut des dirigeants qui feront appel à nous non pas en tant que républicains et démocrates, mais, avant tout, en tant qu'Américains."

Les deux candidats à la Maison blanche sont toujours, à en croire les sondages, au coude à coude. Une enquête de l'institut Gallup publiée mardi crédite McCain d'un avantage de deux points, avec 46% des intentions de vote contre 44% à Obama. C'est la première fois depuis qu'Obama a remporté la nomination démocrate, en juin, que McCain arrive en tête dans un sondage de cet institut.

 

Première sortie publique d'Obama avec son colistier Joseph Biden

JOSEPH BIDEN, COLISTIER DE BARACK OBAMA ...

Le candidat démocrate Barack Obama et Joseph Biden, son colistier dans la course à la Maison blanche, ont fait leur première apparition publique ensemble dans l'Illinois, où le sénateur du Delaware s'en est aussitôt pris au républicain John McCain.

Devant le Capitole de Springfield (Illinois) où il avait lancé sa campagne pour la présidence en février 2007, Obama a déclaré que Biden ne ferait "pas seulement un bon vice-président, mais un grand vice-président".

"Il incarne un mélange rare - durant des décennies, il a apporté le changement à Washington, mais Washington ne l'a pas changé. C'est un expert en politique étrangère dont le coeur et les valeurs sont solidement enracinés dans la classe moyenne", a dit Obama.

Le candidat démocrate avait fait savoir en début de journée sur son site internet de campagne que son colistier serait le sénateur du Delaware, un expert des relations internationales.

Biden, qui a 65 ans et préside la commission des Affaires étrangères du Sénat, est considéré comme l'un des démocrates les plus sûrs en matière de politique étrangère - domaine où le sénateur de l'Illinois manque d'expérience aux yeux de beaucoup.

"Cet homme est un pragmatiste lucide qui veillera à ce que le travail soit fait", a déclaré Biden au sujet d'Obama.

Il a lié McCain au président George Bush à plusieurs reprises en estimant que le sénateur de l'Arizona prolongerait l'action de l'actuel locataire de la Maison blanche.

"L'époque requiert davantage qu'un bon soldat, elle demande un dirigeant avisé", a dit Biden.

EXPÉRIENCE

Un message posté par l'équipe de campagne d'Obama a révélé qu'il avait choisi Biden comme colistier. "Joe apporte son expérience considérable en politique étrangère, son savoir-faire impressionnant en matière de rassemblement et son approche directe des problèmes", disait le texte.

Les deux millions de partisans enregistrés auprès de l'état-major de campagne du sénateur métis ont été informés de cette nouvelle par courriel et par SMS.

Outre sa compétence en matière de politique extérieure, Biden, catholique originaire de Pennsylvanie, a des racines dans le monde ouvrier. Ce qui pourrait aider Obama à se concilier le soutien de travailleurs qui ne se sont pas encore ralliés à lui.

D'après les sondages, Obama et McCain sont au coude à coude dans la course à la présidentielle du 4 novembre.

La candidature de Biden lors des primaires avait rapidement tourné court après des résultats décevants, mais il s'est montré habile et offensif dans les débats, formulant les critiques les plus virulentes contre le président Bush.

En choisissant Biden, qui a été élu pour la première fois au Sénat en 1972, Obama montre qu'il a préféré renforcer sa candidature sur le plan de l'expérience plutôt que sur celui du changement qu'il entend apporter à Washington.

Hillary Clinton, sénatrice de New York qui avait disputé jusqu'au bout l'investiture à Obama, a salué le choix de Biden, en qui elle voit "un dirigeant exceptionnellement fort et expérimenté et un fonctionnaire dévoué".

"Le sénateur Biden sera un vice-président résolu et dynamique, qui aidera le sénateur Obama à la fois à remporter la présidence et à gouverner ce grand pays."

EN ROUTE POUR LA CONVENTION

McCain n'a pas encore dévoilé le nom de son colistier.

Le camp républicain a vite exploité l'annonce du colistier démocrate pour attaquer la candidature d'Obama, en rappelant des propos tenus par le sénateur du Delaware quand il était encore en lice pour l'investiture démocrate.

"Personne n'a dénoncé le manque d'expérience d'Obama de façon plus virulente que Joe Biden", a dit Ben Porritt, porte-parole de McCain. "Biden a critiqué le manque de discernement de Barack Obama en matière de politique étrangère et fermement affirmé, selon ses propres termes, ce dont les Américains s'aperçoivent aujourd'hui: Barack Obama n'est pas prêt pour être président."

Le rassemblement de Springfield constitue la seule apparition commune des deux démocrates avant la convention démocrate qui s'ouvre lundi à Denver (Colorado).

Obama effectuera une tournée dans plusieurs Etats clés, dont l'Iowa et le Montana, avant de se rendre lundi au Colorado, pour la convention durant laquelle Obama sera formellement investi en tant que candidat à la présidentielle.

Biden a la réputation de parler abondamment, parfois au risque de commettre des maladresses. Au début de sa campagne pour les primaires, il avait présenté des excuses après avoir déclaré qu'Obama était un candidat "éloquent, intelligent et propre sur lui", propos que d'aucuns avaient jugés condescendants. Obama avait assuré ne pas en avoir été heurté.

Un mois après son élection au Sénat en 1972, Biden avait perdu sa femme et sa fille dans un accident de voiture.

Son fils Beau, capitaine dans la garde nationale, doit être stationné en Irak au mois d'octobre.

 

Etats-Unis: série de sondages inquiétants pour Barack Obama

 A quelques jours de la convention démocrate qui désignera officiellement Barack Obama comme candidat du parti démocrate à la Maison Blanche, la fièvre monte pour savoir qui sera son colistier au poste de vice-président.  Photo:Cory Lum/AFP  Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama est confronté à une série de sondages inquiétants qui le placent à quasi égalité voire derrière son adversaire républicain John McCain mais les experts affirment que les jeux sont loin d'être faits.

Un sondage Zogby publié mercredi accorde cinq points d'avance au sénateur de l'Arizona. M. McCain est crédité de 46% d'intentions de vote contre 41% pour Obama. En juillet, une étude similaire créditait le sénateur de l'Illinois d'une avance de sept points.

Une étude publié mercredi par l'université George-Washington place également M. McCain en tête (47% contre 46%).

Mardi, deux autres sondages montraient une érosion des intentions de vote en faveur du candidat démocrate. Un sondage de l'université Quinnipiac donnait cinq points d'avance à M. Obama (47% contre 42%) contre neuf points le mois dernier. Un autre sondage du Los Angeles Times ne donnait que deux points d'avance à M. Obama (45% contre 43%) contre douze points en juin.

Les sondages quotidiens publiés par Gallup et Rasmussen confirment un tassement de l'avance de M. Obama. Gallup le créditait mercredi d'un avantage de deux points (45% contre 43%). Rasmussen accordait trois points d'avance à M. Obama (45% contre 42%).

La plupart de ces sondages ont été réalisés alors que le conflit entre la Russie et la Géorgie était à son paroxysme. M. Obama se trouvait alors en vacances à Hawaï et M. McCain occupait seul le devant de la scène, se montrant particulièrement offensif contre la Russie.

Le candidat démocrate a commencé à contre-attaquer en diffusant de nouveaux clips publicitaires plus mordants. Ces dernières semaines, le sénateur de l'Arizona a usé de publicités négatives à l'encontre de son adversaire, le présentant comme une célébrité déconnectée des questions économiques ou mettant en doute son patriotisme.

Les nouveaux clips de M. Obama insistent sur l'inexpérience de McCain dans le domaine de l'économie, reprenant des déclarations du candidat républicain: "Nous avons eu un temps assez bon et prospère avec un faible taux de chômage", entrecoupées de propos de citoyens américains affirmant: "Le prix du gaz est en hausse, le prix du lait est en hausse".

M. Obama qui est sur le point d'annoncer le nom de son colistier au poste de vice-président --et devrait ainsi regagner l'attention des médias-- est reparti en campagne dans plusieurs Etats clefs.

"La course présidentielle est loin d'être jouée et les électeurs n'ont pas encore décidé qui sera le prochain président", affirme Brian Tringali, un expert électoral républicain ayant participé à l'étude de l'université George-Washington.

M. Tringali note cependant que M. McCain semble s'être solidement positionné sur la question de l'énergie, devenue primordiale pour une majorité d'électeurs. 40% des électeurs estiment que M. McCain a la solution pour faire baisser le prix de l'essence à la pompe contre 37% qui estiment que M. Obama serait le plus compétent sur cette question. En trois mois, M. McCain a gagné 9 points sur ce sujet et M. Obama en a perdu 13.

Longtemps opposé à la levée du moratoire sur les forages en mer, M. McCain s'en fait désormais le champion. Les experts affirment que pas une seule goutte de pétrole ne sortira de ces nouveaux puits avant au moins sept ou dix ans mais l'idée des forages en mer est soutenue par 58% des électeurs. Egalement hostile à la levée du moratoire, en vigueur depuis 1981, M. Obama a assoupli sa position et se dit désormais favorable à certains forages.

Pour Daniel Gotoff, pendant démocrate de M. Tringali, "malgré une intense campagne négative de la part de McCain laissée sans réponse, les deux candidats sont pratiquement à égalité". 75% des électeurs américains estiment que leur pays va dans la mauvaise direction, 67% pensent que l'économie va mal et 63% désapprouvent le travail du président George W. Bush. "Cela devrait favoriser M. Obama", estime M. Gotoff.


Obama et McCain courtisent le vote évangélique

BARACK OBAMA ET JOHN MCCAIN DEVANT UN FORUM ...

Pour la première fois depuis qu'ils ont remporté leurs primaires respectives, John McCain et Barack Obama se sont retrouvés sur la même scène, samedi 16 août, lors d'un forum religieux organisé en Californie par Rick Warren, un des pasteurs les plus influents des Etats-Unis. Au menu, des débats sur certains des thèmes de prédilection de la communauté évangélique, notamment l'avortement, la foi, le mariage homosexuel ou la pauvreté, retransmis en direct à la télévision nationale.

Les deux candidats à la présidence américain ont été interrogés séparément par le pasteur Warren. Alors que M. Obama réaffirmait qu'il était favorable au droit à l'avortement, "parce que je ne crois pas que les femmes qui [y] ont recours le font de façon insouciante", mais qu'il était défavorable aux avortements tardifs sauf en cas de danger pour la santé de la mère, M. McCain était en coulisse, où il ne pouvait entendre ni les questions du pasteur, ni les réponses de son rival. Devant un parterre réunissant la communauté évangélique, le candidat démocrate a confié qu'à ses yeux, le mariage était une union entre un homme et une femme, mais qu'il n'accepterait pas un amendement constitutionnel interdisant le mariage homosexuel. Il s'est en outre déclaré favorable aux unions civiles pour les couples homosexuels.

UNE COMMUNAUTÉ IMPORTANTE

Après son oral, M. Obama a croisé son rival républicain, les deux hommes échangeant une longue poignée de main et des tapes dans le dos. John McCain a pris le contrepied du démocrate et a semblé plus en phase avec les chrétiens évangéliques, soulignant notamment son opposition totale à l'avortement, au mariage ou aux unions civiles des couples homosexuels. Interrogé sur le plus grand échec moral des Etats-Unis, le sénateur de l'Arizona a estimé qu'après le 11-Septembre, le pays aurait dû s'investir "dans des causes plus grandes que leurs propres intérêts". M. Obama avait opiné que c'était "la façon dont nous traitons les pauvres". 

En plus des échecs moraux du pays, Rick Warren a demandé à chacun des candidats quel était leur plus grand échec moral personnel. "J'ai eu une jeunesse difficile. Il y a eu des moments où j'ai pris de la drogue", a confié M. Obama, qui avait déjà écrit sur le sujet mais qui l'aborde rarement en public. De son côté, John McCain a estimé que l'échec de son premier mariage était le plus grand signe de faillite morale qu'il ait montré dans sa vie.
 

Aux Etats-Unis, où un adulte sur quatre se dit de confession protestante évangélique, le vote de cette communauté,constituée en force politique sous le nom de "majorité morale" sous l'égide du télévangéliste Jerry Falwell dans les années 1980, joue un rôle prépondérant lors de tout scrutin. Selon un récent sondage commandé par la chaîne ABC, les évangéliques sont 67 % à soutenir M. McCain contre 25 % qui disent vouloir voter pour M. Obama.

En 2000 et 2004, George W. Bush avaient bénéficié de 80 % des voix de cette communauté, mais depuis le début de sa campagne John McCain peine à séduire les plus conservateurs et les plus jeunes. Ainsi, parmi les évangéliques de moins de 30 ans, 55 % se considéraient comme républicains en 2004. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 37 %.


Obama et McCain veulent se rallier le vote évangélique

MCCAIN ET OBAMA VEULENT SÉDUIRE LE VOTE ...

Le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain auront l'occasion ce samedi de s'adresser aux électeurs chrétiens à l'occasion d'un grand forum religieux organisé par l'un des pasteurs les plus en vue du pays.

Les deux candidats à l'élection présidentielle américaine de novembre ont été conviés par le pasteur Rick Warren à exposer leurs positions sur divers sujets tels que la place de la foi dans la vie publique, le sida ou l'environnement.

Aucun débat n'est cependant prévu entre les deux sénateurs américains, qui seront interrogés à tour de rôle par Warren lors du Forum Civil qu'il organise dans son église de Saddleback, à Lake Forest en Californie.

Malgré la séparation de l'Eglise et de l'Etat aux Etats-Unis, la religion joue un rôle incontournable dans la vie politique et les candidats sont nécessairement invités à expliquer quel rôle la foi jouera lors de leur éventuelle présidence.

"C'est assez extraordinaire, c'est la première fois qu'un prédicateur invite les deux candidats (...) Ils luttent tous les deux pour conquérir cet électorat", a souligné Michael Lindsay, chercheur en sociologie politique à l'université Rice de Houston.

Un adulte américain sur quatre est de confession protestante évangélique, et cette communauté est devenue un réservoir électoral privilégié du Parti républicain, avec un souci particulier pour l'opposition à l'avortement et aux droits des homosexuels, ainsi que la promotion des valeurs familiales "traditionnelles".

Le mouvement semble toutefois être aujourd'hui plus divisé, même s'il reste largement acquis au Grand Old Party.

Selon une étude menés en juin par le "Pew Forum on Religion and Public Life", 61% des protestants évangéliques blancs soutiennent le candidat républicain John McCain et 25% son adversaire démocrate Barack Obama.

L'enquête de Pew note toutefois qu'en 2004, Bush remportait 69% d'adhésion au sein de ce groupe, et d'autres études montrent un soutien croissant au parti démocrate chez les évangéliques blancs.

De plus, Obama et le camp démocrate en général disposent d'un fort soutien parmi les évangéliques hispaniques et noirs. La communauté évangélique s'annonce dès lors comme un "champ de bataille religieux" de l'élection du 4 novembre.

PIED D'ÉGALITÉ

McCain n'a pas suscité l'enthousiasme des religieux conservateurs, en raison notamment de son soutien passé à la recherche sur les cellules souches et à des critiques virulentes contre les dirigeants évangéliques formulées en 2000.

Le sénateur de l'Arizona a cependant toujours été un adversaire déclaré de la légalisation de l'avortement, une position qui constitue un atout majeur auprès de la droite chrétienne.

"McCain a de bons antécédents sur ce sujet, et il doit montrer qu'il poursuivra dans cette voie en tant que président", a déclaré à Reuters Tony Perkins, président du "Family Research Council", un groupe de pression conservateur.

Les politologues confirment qu'il s'agit là du point fort du candidat républicain. "Pour McCain, l'objectif est d'agréger les évangéliques en un électorat cohérent", a affirmé Cal Jillson, chercheur en sciences politiques de l'Université méthodiste du Sud, à Dallas.

Obama, chrétien pratiquant, n'est toutefois pas handicapé dans ce domaine et de nombreux commentateurs soulignent qu'il est bien plus à l'aise et éloquent que McCain dès lors qu'il s'agit d'évoquer sa foi personnelle.

McCain, élevé dans la religion épiscopalienne, pendant américain de l'Eglise anglicane, a depuis rejoint les rangs de la communauté baptiste évangélique du Sud.

Obama est quant à lui membre de l'Eglise unie du Christ, un groupe protestant qu'il a rallié dans les années 1980 et qui rassemble 1,2 millions de fidèles dans le pays.

De nombreux prédicateurs évangéliques, dont Warren, ont orienté leurs églises vers de nouveaux centres d'intérêt tels que la pauvreté ou le changement climatique, afin d'aller au-delà des sujets traditionnels comme l'avortement, sans toutefois s'en écarter.

Obama s'est non seulement exprimé sur ces sujets, mais les a liés à sa propre pratique de la foi.

"Il faut noter qu'Obama va se trouver sur un pied d'égalité avec McCain dans une église évangélique. Cela montre un changement dans le paysage politique chrétien depuis 2004", a noté David Gushee, professeur d'éthique chrétienne à l'université Mercer d'Atlanta.

 

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